Parcours différenciés pour tous

Pour PARABOLE-EDUCATION, les élèves d’une même classe d’âge n’ont jamais tous les mêmes besoins en même temps.

C’est une réalité dont l’école doit tenir compte.Nous proposons une conception graduée des apprentissages dans laquelle les objectifs ne sont plus liés à l’âge de l’enfant mais à ses besoins réels.Ainsi assouplis, les parcours sont divers, comme le sont les élèves, sans pour autant renoncer à être exigeants et rigoureux.


PARTAGEONS QUELQUES CONVICTIONS

1) L’enseignement doit rejoindre un besoin

Dès le début du XXe siècle, des penseurs de l’éducation tels J. Dewey et E. Claparède énonçaient déjà que « Toute leçon doit être une réponse ». En paraphrasant une maxime de l’Evangile (« Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat », Marc 2, 27), on pourrait ajouter : « La leçon est faite pour l’élève et non l’élève pour la leçon ». C’est ce que signifie le premier article du Code de l’éducation français : « Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. » (Article L111-1).

Personne n’est surpris si on affirme « le service de soins médicaux est conçu et organisé en fonction des patients », ou « le service d’entretien mécanique est conçu et organisé en fonction des véhicules ». L’éducation n’est pas un emboutissage qui traite toutes les pièces de la même façon : comme toute activité humaine, elle doit s’adapter à ceux qu’elle prend en charge.

L’enseignement primaire, qui installe les bases de la connaissance et de la réflexion pour le reste de la vie, peut moins que tout autre méconnaitre ce principe. Enseigner, c’est se régler sur le besoin des élèves.

2) Les élèves d’une même classe d’âge doivent pouvoir avancer différemment

Dans le système des classes hérité de l’enseignement simultané des Frères de Ecoles chrétiennes et privilégié en France à partir de 1834 par les Statuts sur les écoles primaires communales du ministre Guizot, on regroupe des élèves de même tranche d’âge pour les enseigner simultanément. Si on peut comprendre que ce dispositif ait été choisi à l’aube de la massification de l’école, dans un souci de rationalisation, il est difficile de le justifier aujourd’hui : les élèves qui sont né en janvier d’une année civile ont logiquement des besoins plus proches de ceux qui sont nés en décembre de l’année précédente que de ceux qui sont nés en décembre de leur année. Le découpage des acquisitions par tranches valables pour tous les élèves de la même année civile n’est donc pas pertinent.

L’école française a en principe rompu avec la rigidité des repères annuels avec la loi sur les cycles de juillet 1989 : depuis cette époque, les programmes ne sont plus définis pour une année de scolarité, mais pour un cycle, qui peut être parcouru en 2, 3 ou 4 ans selon le rythme de chacun. Malheureusement, ce principe, repris par le Code de l’éducation et par les lois suivantes, n’a pas été mis en œuvre de façon complète : on peut dire que la plupart des élèves vivent toujours, plus de 25 ans après cette réforme, sous le régime de progressions annuelles. Le décalage entre leurs capacités réelles et ce qu’on leur demande d’apprendre est donc toujours la source de nombreuses difficultés scolaires, malgré tous les efforts déployés par les maitres. Il reste encore du chemin à parcourir pour que les parcours puissent être plus souples, et moins créateurs de blocages.

3) L’adaptation aux besoin favorise une dynamique d’apprentissage

Pourtant, quand elle préside à l’organisation des dispositifs pédagogiques, l’adaptation aux besoins apporte un réel soulagement, aussi bien à l’enseignant qu’aux élèves d’ailleurs.

  • La motivation des élèves est plus interne (motivation intrinsèque) qu’externe (motivation extrinsèque) car ils comprennent mieux que l’enjeu de leur « travail » n’est pas tant de satisfaire l’adulte que d’apprendre et de se développer. Ils deviennent plus actifs, se donnent des objectifs de progrès et les suivent effectivement.
  • La coopération au sein de la classe est facilitée : de nombreux élèves s’investissent pour aider leurs collègues à conquérir des apprentissages qu’ils ont eux-mêmes réussis.
  • La tension par rapport à l’évaluation diminue considérablement car les élèves comprennent mieux son rôle, qui est simplement de valider un niveau de maitrise pour pouvoir poursuivre l’ascension. La tricherie est quasiment éliminée car les élèves voient qu’ils n’ont aucun intérêt à ce que l’enseignant croient qu’ils maitrisent un apprentissage si ce n’est pas le cas.
  • Les élèves les plus rapides ont toujours quelque chose à se mettre sous la dent, et les élèves en difficulté sur certains points comprennent que cette difficulté n’est qu’une étape dans le parcours et qu’ils sont accompagnés pour la franchir. Ils reprennent confiance.

4) Deux supports indispensables : le référentiel gradué et le livret de suivi

Pour que cet assouplissement ne conduise pas à un renoncement à l’exigence, il est nécessaire que des repères précis balisent le parcours. C’est le rôle du référentiel gradué. De même, le parcours de l’élève doit pouvoir être suivi de façon rigoureuse au fil des années. C’est la fonction du livret de suivi.

Le référentiel définit, pour chaque palier de compétence, une performance précise, qui permet de déclarer un apprentissage « réussi ». Outre les paliers de fin de cycle, fixés par les programmes, les équipes pédagogiques peuvent définir des paliers intermédiaires qui offriront des étapes à franchir de proche en proche. Ces paliers servent aux décisions de suivi de la scolarité.

Le livret de suivi donne régulièrement un état des lieux et permet de voir quelles sont les étapes encore à parcourir. Il est une base pour déterminer les objectifs de progrès pour la période suivante.

Exemples de référentiel et de livret de suivi :

Pour voir un exemple de référentiel, cliquer ici

Pour voir un exemple de livret de suivi, cliquer ici


PROPOSITIONS DE FORMATION

Sur la thématique des parcours différenciés pour tous, PARABOLE-EDUCATION propose plusieurs modules, qui peuvent être mixés ou aménagés selon vos besoins.

Pour accéder à la description des modules cliquer ici.

Modalités et tarifs

MODALITÉS
TARIFS
Accéder
à la fiche modalités
Accéder
à la fiche tarifs


Print Friendly, PDF & Email