41. Des convictions à partager

  

 

  1. L'orthographe française est sans doute une des plus difficiles, mais elle obéit à un nombre réduit de principes qui aident à la maitriser :

    1. le principe phonogrammique : une partie des lettres servent à transcrire les sons (phono) ; en réalité, il s'agit environ de 4 lettres sur 5 ;

    2. le principe morphogrammique : une partie des lettres servent à noter des liens des mots entre eux, soit des liens au sein de la phrase, soit des liens au sein de la famille de mots ;

    3. le principe logogrammique : une partie des lettres servent à distinguer visuellement des mots qui ont la même valeur sonore.

  2. L'apprentissage de l'orthographe comporte 3 étapes

    1. en maternelle : reconnaissance et calligraphe des lettres appelées par leur nom

    2. au CP :

      1. découverte des 3 principes

      2. étude systématique des correspondances sons-lettres

      3. début de l'étude systématique des marques d'accord, des terminaisons verbales, des lettres issues de la famille du mot

      4. début de l'étude des homophones lexicaux

    3. dans la suite du cycle 2 et 3 :

      1. suite de l'étude des règles d'accord, des marques d'accord, des terminaisons verbales, des lettres issues de la famille du mot

      2. suite de l'étude des homophones lexicaux

  3. Pour maitriser l'orthographe, il est nécessaire :

    1. d'étudier son fonctionnement de façon ordonnée et systématique, même si certains parviennent à écrire correctement de façon intuitive : chaque étape doit être vérifiée avec soin ;

    2. d'étudier les principes en observant le fonctionnement des phrases pour en dégager les règles ;

    3. de mémoriser ce qui ne relève pas d'un principe : les correspondances sons-lettres, les terminaisons verbales, l'écriture des mots ;

    4. de s'entrainer à mettre en œuvre les principes par des exercices répétitifs fréquents pour automatiser par exemple les marques du pluriel aux noms, aux verbes...

    5. de mettre au point et d'entrainer une méthode de relecture ciblée par catégories de difficultés (par exemple, Accord, Verbes, Orthographe lexicale, Homophones).

  4. L'évaluation de l'orthographe ne peut se faire à travers une dictée car l'écriture sous dictée reflète mal la capacité à écrire correctement de soi-même. Si on veut à tout prix que le texte soit commun à la classe, il vaut beaucoup mieux qu'il soit rédigé collectivement à mesure.

  5. On ne peut surtout pas noter dans la phase d'acquisition en retirant des points à chaque erreur car la notation soustractive ne fait que mesurer un déficit global par rapport au texte parfait : elle ne donne aucune indication de ce qu'il faut améliorer ni de ce qui est déjà maitrisé. Une notation juste indique plutôt un taux de réussite, en distinguant par exemple la réussite aux accord, celle des verbes, celle de l'orthographe lexicale et celle des homophones. Ainsi, les résultats d'une épreuve à l'autre sont comparables et l'élève peut se fixer des objectifs de progrès précis.